Ça ne sera pas toujours SIMPLE
- Valéry PLATON

- 14 sept. 2025
- 14 min de lecture

Les âmes sensibles ne doivent lire cet article que s’ils se sont bien reposés et qu'ils sont accompagnés par une autre personne !
Lorsque l’on se lance pour la première fois dans la grande aventure du voyage à la voile, il y a des choses que l’on ignore et que l’on ne nous dit pas forcément. Nous vous avons préparé cet article afin de vous aider et vous guider pour mieux vous préparer pour cette nouvelle vie sur l’eau.
Nous avons tous tendance à idéaliser la vie en voilier et c’est bien normal. Nous le savons tous : devant la mer et l’océan nous devons être humble et savoir être prudent. Mais sans s’en rendre compte beaucoup d’entre nous réaliseront exactement l’inverse de cela. La faute est essentiellement celle de notre cerveau !
Dans certaines circonstances, dans certains domaines, sur certains sujets, il se trouve que nous pensons savoir. Ces images que nous voyons à la télévision ou sur internet et plus généralement sur les réseaux sociaux, nous induisent en erreur sans que nous puissions le contrôler. Nous sommes sûrs que nous savons des choses avant même de les avoir expérimentées. Mais ces certitudes nous jouent des tours et nous font souvent perdre du temps. Pour apprendre plus vite, plus efficacement il est bien d’aborder la voile (comme toute nouvelle discipline) en configurant notre cher cerveau comme « une page blanche ».
Devenir une page blanche
Quels sont les éléments qui nous permettent de comprendre que nous ne savons pas ? Vous allez partir vivre et voyager en mer, posez-vous simplement la question suivante : « quelle est mon expérience en mer, en bateau et en voyage ?». Il règne depuis 2020 une mode qui dit que l’on peut partir voyager en voilier sans expérience. Alors oui, ce n’est pas impossible, mais cela risque, selon les personnes, de ne pas très bien se terminer.

Nous vivons à terre dans des appartements ou des maisons qui comportent tout le confort moderne. Nous nous déplaçons sur des routes avec des véhicules motorisés à roues. Ces mêmes véhicules peuvent, en cas de panne tout simplement s’arrêter sur le bord de la route. En mer les choses sont extrêmement différentes et si vous débutez vous n’avez que très peu d’idées de comment se passera la vie sur les flots. Alors effaçons tout le disque dur de nos idées préconçues et apprenons.
Maintenant faisons le tour des problèmes que vous pourriez rencontrer en voyage en voilier :
L’insécurité

La sensation de sécurité est fondamentale pour vivre heureux, et lorsque l’on voyage en voilier cette notion doit devenir encore plus importante. Il y a bien des points qui pourront créer chez vous un sentiment d’insécurité. Ne pas se sentir en sécurité pour soi- même, pour sa famille ou pour son voilier vous gâchera la vie en voyage. Il est important de comprendre ce qui pourra venir titiller cette corde sensible et d’essayer de trouver des solutions avant que les problèmes ne surgissent. Bien évidement chaque personne a son curseur ; le sentiment d’insécurité ne surgira pas au même moment ni avec la même intensité. Il est bien d’être réaliste sur vos limites avant de propulser, vous, votre famille et vos économies dans l’aventure du voyage à la voile.
La météo

La météo est sûrement l’un des vecteurs les plus importants concernant le stress et la sensation d’insécurité. Se sentir vulnérable et à la merci des éléments n’est pas un projet d’avenir si vous chercher la quiétude et la tranquillité. Que ce soit au mouillage ou lors de vos navigations, les inquiétudes météo sont souvent présentes : « le vent va-t-il tourner pendant que je suis à terre ?», « mon voilier va-t-il déraper pendant que je suis absent du bord ?».
Voilà en gros les questions que se posent tous les navigateurs en voyage. Il n’existe que deux remèdes à ces questions météorologiques : la première est l’apprentissage, la seconde est l’expérience. Beaucoup de plaisanciers manquent cruellement de connaissances météo et ne voient pas arriver les soucis et ne comprennent pas toujours ce qui leur tombe dessus.
Après tout, nous sommes des Gaulois, alors ces histoires de ciel qui nous tombe sur la tête, bah ça inquiète ! C’est à ce moment que la chasse aux sorcières débute : « Ah, ici la météo est traître, ça se lève sans prévenir !», « ah, c’est plus comme avant !», nous avons tous entendu ces phrases qui, si nous ne travaillons pas nos connaissances météo nous gâcheront encore une fois le voyage.
L’île de la Graciosa au Nord de l’île de Lanzarote sur l’archipel des Canaries. C’est un mouillage merveilleusement beau et confortable lorsque le vent souffle Nord- Ouest à Nord -Est. Chaque année des plaisanciers se font malmener par des vents extrêmement violents au-delà des 40 nœuds alors que la météo annonçait un petit 15 nœuds en rafales. Mystère météorologique ? Incompétence des services météo ? Sorcellerie locale ?
Un exemple simple

Non rien de tout cela en fait ! La Graciosa est très proche de l’île de Lanzarote et il n’y a qu’un étroit chenal qui sépare les deux îles. Le nord de Lanzarote est une immense falaise en forme de toboggan surnommé « El Risco» ! Oui, oui « El Risco»! Voilà déjà un premier indice qui vous aura été fourni directement par les habitants du coin qui vivent ici depuis des milliers d’années et le plus drôle, c’était marqué juste là sur la carte, sous vos yeux. Pas la carte de navigation de votre voilier, mais bien sur la simple carte accessible par tous sur internet comme Google Map par exemple.
50 nœuds en rafales déferlent sur le mouillage.
Comme vous le savez probablement les plans d’eau que nous utilisons pour nous adonner à notre activité préférée, sont sous l’influence de la terre avec les effets de côtes, de pointe et autres accélérations et effets venturis. Il est donc tout à fait normal de regarder la composition de la terre lorsque que l’on est en mer. Logique me direz-vous… et pourtant !

Revenons sur notre merveilleux mouillage de la Graciosa, le vent souffle Nord- Est à 12, à 16 nœuds et il est prévu que le vent tourne Est /Nord- Est puis Est dans l’après-midi avec un léger renforcement à 18 nœuds en rafales bref rien d’affreux à première vue. En début de journée tout se passe bien au mouillage mais au fur et à mesure que le vent monte avec l’arrivée du thermique le vent tourne et dévale les pentes abruptes des falaises du Nord de Lanzarote.
20, 30, 40 et même 50 nœuds en rafales déferlent sur le mouillage de La Graciosa. Beaucoup de plaisanciers sont en panique, les annexes attachées derrière les voiliers se retournent, les voiles mal rangées battent au vent, bref c’est la panique ! Je ne vous parle même pas de ceux qui étaient partis en excursion sur l’île… Mon dieu mais ce n’était pas prévu tout ce bazar ! Notre annexe « c’est fait la malle » pendant la bataille.
Voilà le genre de mésaventure qui arrive aux plaisanciers n’ayant pas reçu une solide formation météo avant le départ. Les conséquences de cet incident peuvent être lourdes à long terme. Au-delà d’avoir perdu une annexe ou d’avoir déchiré un Gennaker qui n’avait pas été rangé correctement, c’est votre confiance en la météo qui sera ébranlée.
Ce passage difficile laissera des traces dans votre esprit et celui de votre équipage. Sans avoir la capacité de comprendre ce qui s'est déroulé vous serrez constamment sur vos gardes et vous n’arriverez pas à vous détendre. Il est parfois difficile d’apprendre lors de nos erreurs…
Un marin préparé réagira de deux autres façons. Soit il aura anticipé, et il aura changé de mouillage, soit il se sera fait surprendre mais aura compris sur le moment son erreur et il ne paniquera pas. La compréhension efface l’apparition de la panique et de la peur pour faire place à la gestion du moment présent sans sur-réagir.
La Solution
Il existe bien des cas différents ou l’on peut se faire surprendre que ce soit au mouillage ou en navigation. L’apprentissage, l’expérience, la résilience seront vos alliées pour toujours vous sentir en sécurité lors de votre voyage en voilier. Si vous êtes débutant et notamment si vous vivez loin de la mer rien ne vous empêchera de partir voyager en voilier et en famille, mais ne perdez jamais de vue que depuis votre enfance vous êtes un terrien. Vous allez devenir un marin mais cela ne se fera pas en deux semaines. L’acquisition d’expérience se fera soit tranquillement à votre rythme de progression naturel, soit il se fera dans le stress et l’angoisse. Sans parler des nombreux euros que vous dépenserez lorsque vous casserez du matériel dans ce genre de situation… Voilà donc ma transition !
L’argent !

Ah l’argent, la tune, le flouse, la maille, le blé… ! C’est avant tout avec un budget bien calculé, bien dimensionné que la tranquillité sera le maître mot de votre voyage. Vous pouvez lire dans le numéro 2 du magazine l’article dédié aux différents budgets pour se lancer et partir voyager autour du monde.
Il n’y a malheureusement pas de miracle

Des galères techniques vous en aurez que vous soyez débutant ou non ! La différence entre un voyage réussi ou un retour prématuré en France, déçu et tête basse, est votre capacité à accumuler suffisamment d’argent pour être tranquille en cas de coup dur. Ces coups durs peuvent être de plusieurs nature : matériel ou humain. La casse matérielle cela existe et cela fait partie du voyage, qu’il s’agisse d’une erreur lors d’une manœuvre ou tout simplement d’une panne suite à du matériel défectueux. C’est aussi votre capacité à vivre avec peu tout en consacrant un budget suffisant à l’entretien de votre voilier.
Partir de France avec du matériel neuf notamment l’électronique est une très bonne précaution mais vous ne serez pas à l’abri d’une panne qui engendrera une immobilisation le temps de faire fonctionner le service après- vente. Cette immobilisation peut vite tourner au cauchemar financier sans parler du temps qui passe : place de port qui font exploser le budget lorsque le bateau est immobilisé ou encore le risque de se retrouver coincé dans une région cyclonique pendant la mauvaise période, la liste des ennuis peut être longue.
La Solution
Il n’y a malheureusement pas de miracle mais que du bon sens. Tout le monde ne peut pas être rentier et il est parfois long d’attendre la retraite. Si nous devions vous proposer une solution, c’est tout simplement d’adapter votre voyage et la taille de votre voilier à votre budget. Si vous avez les ressources suffisantes pour partir faire le tour du monde sur un Outremer 55, génial, foncez ! Mais si ce n’est pas le cas, alors soyez créatif… Naviguer sur les côtes françaises peut-être un vrai dépaysement et une aventure en soi. Un voyage est avant tout réussi grâce au voyageur lui- même, peu importe où il se trouve sur la planète.
Vol et insécurité
Oui, il y a en mer, au mouillage, dans les marinas, ou même dans la rue ou sur les plages, des risques de vols ou d’agressions. C’est une expérience traumatisante qui peut encore une fois venir gâcher le bon déroulement du voyage, sans parler des conséquences financières.

Il existe plusieurs types de vols plus ou moins graves : être victime d’un pickpocket est souvent bien moins grave que si vous vous faites « visiter » le bateau pendant que vous êtes à terre. Se faire dérober, son électronique de bord ou son ordinateur ou encore ses affaires personnelles, représentant un attachement particulier, est largement plus grave. Le pire qu’il puisse vous arriver est un abordage de pirates en mer. C’est sûrement la plus périlleuse de toutes les situations. Dans un cas comme celui-ci on ne pense plus trop à ses biens mais à sa propre sécurité, et avant tout celle de sa famille. Pour une femme, une attaque de pirates à bord représente le pire des cauchemars… ! Relativisons, c'est plutôt rare et vous pouvez avoir des informations fiables sur le site du Ministère des Affaires Étrangères sur les lieux potentiellement dangereux.
Les Solutions
Il existe des solutions simples à mettre en place qui sont plutôt une ligne de conduite à tenir. La planète est grande et regorge d’endroits magnifiques ; certains d’entre-eux représentent des risques pour votre sécurité : il est préférable de vous rendre dans des lieux où il n’y pas de problèmes majeurs de sécurité.
Votre assureur

C’est bien évidemment vers son assurance que l’on se tourne en premier lieu lorsque l’on est victime d’un vol. Veillez, avant votre départ de vous assurer que votre contrat couvre bien les vols à bord et ce, dans toutes les régions du monde où vous comptez vous rendre. C’est également votre assureur qui peut venir restreindre vos envies de voyages dans certaines zones comportant des risques.
A bord
Comportez-vous comme un chevalier ! « Un chevalier ne possède rien dont il ne puisse se séparer à la vue du premier danger !» À bord de votre embarcation n’emportez rien qui ait une grande valeur sentimentale, ou financière sauf ce qui est strictement indispensable pour la vie en voyage. C’est à ce moment que vous allez commencer à alléger vos vies… Les bijoux de famille seront bien plus en sécurité chez vous ou dans un coffre à la banque… Vous serez heureux de les retrouver lors de vos visites en France. Si votre bateau le permet trouver une cachette qui servira de dernier bastion pour vos affaires personnelles les plus précieuses. La co-surveillance est également une bonne solution pour prévenir les vols à bord de votre voilier pendant vos excursions à terre. Vous allez faire de nombreuses connaissances dès le début de votre voyage, c’est ce que l’on appelle « les bateaux amis ». Vous pouvez vous entraider en proposant à vos voisins- amis de surveiller votre voilier pendant votre absence. En échange vous pourrez surveiller leur bateau lorsque, à leur tour ils partiront en promenade à terre.
La prise d’informations
Il existe beaucoup de façons de collecter des informations avant de se rendre dans un lieu, un pays ou une zone de navigation. Le site du Ministère des Affaires Étrangères regorge d’informations, votre assureur suivra aussi ces préconisations. Il y a aussi les applications tel que Navily où les autres navigateurs échangent sur leurs mésaventures. Il est parfois bien de savoir lire entre les lignes car tout le monde n’a pas le même curseur en matière de sensation d’insécurité. Il est vrai que nous serons toujours tentés de nous rendre sur des mouillages paradisiaques qui ne sont pas bondés de monde mais l’isolement est parfois le premier risque d’insécurité. Avec nos voiliers posés sur l’eau dans des criques désertes nous sommes visibles comme le nez ou milieu du visage. Un Van-Lifer lui aura la possibilité de se « cacher » loin des regards.
Passer une merveilleuse journée sur un mouillage isolé puis passer une nuit blanche à s’inquiéter du moindre bruit n’est pas une situation qui vous permettra de retirer de bons souvenirs de votre voyage. Sans parler d’aller s’entasser sur les mouillages bondés du sud de la Martinique vous pouvez trouver des lieux agréables où votre sécurité ne sera pas en jeu.
Résilience et acceptation !
Ces deux qualités sont les bases de ce qui constitue un bon marin. Vous ne pouvez pas tout maîtriser ni tout contrôler ni tout dominer. Il y a un moment où il faut accepter d’adapter votre voyage ; car il y a ce que vous auriez aimé vivre et ce qui sera possible. Seul, en couple ou en famille, la sécurité sera votre principal sujet de préoccupation.
Les casses de matériel !

Comme nous l’avons vu plus haut, les casses de matériel peuvent être lourdes de conséquences dans certains cas. Une préparation irréprochable et un bon entretien de votre bateau est l’une des clés pour voyager sereinement. Moteur, gréement, confort… tous les organes de votre voilier sont concernés par un suivi rigoureux. Lors de la grande préparation avant votre départ pensez simple ! Plus il y aura de petits gadgets, plus le risque de panne risque d’arriver. Nous le disons souvent, même à l’air de l’ultra technologie que nous vivons actuellement, une compétence ne sera jamais remplacée par un joujou technologique. Il est possible de naviguer sans trop de choses à bord sans pour autant naviguer au sextant, à la montre et au compas (quoique… !).
Après chaque navigation, qu’elle soit d’une seule journée ou la traversée d’un océan faites le tour de votre voilier pour vous assurer que tout est en ordre. De plus en plus de plaisanciers pratiquent cette méthode une fois arrivés au mouillage ou au port. Sans connaître la date exacte du prochain départ on prépare déjà tout pour repartir en mer : vérification des niveaux moteur(s), check visuel du gréement, accastillage… Nous vous préparons un article vous proposant des check- listes pour naviguer plus sereinement. Ces vérifications s’appliquent également lors de vos grandes traversées. Chaque matin et chaque soir un petit tour sur le pont et à l’intérieur pour vérifier que tout est en ordre est une action qui peut prévenir le « gros souci » qu’on laisse grandir à l’ombre de notre nonchalance…
Vous n’êtes plus les bienvenus !

Depuis 2020 avec l’explosion de la plaisance pour ne pas dire de la grande plaisance, les habitants de certaines îles dans le monde se retrouvent envahis de forêt de mâts le long de leurs littoraux. Cette nuisance visuelle n’est souvent que la partie visible de ce problème de surpopulation sur certains mouillages. Dans la majeure partie du temps ce ne sont pas les gens le problème mais l’effet de groupe. Entassement d’annexes sur les pontons, poubelles qui débordent, problèmes environnementaux… la liste des nuisances pour les habitants locaux est souvent longue. La réponse des plaisanciers est souvent la même : « nous apportons avec nous une manne économique !», alors oui c’est vrai, les plaisanciers consomment et sont à la source de la création de nouveaux emplois mais le problème est un peu plus complexe que cela en fait.
Il y a des lieux où les bateaux se sont arrêtés et n’ont plus vraiment bougés. Des familles entières sont parties de France avec le projet de faire le tour du monde mais malheureusement les réalités économiques, la scolarité des enfants et les déceptions ou la difficulté de la vie en voilier ont engendré un arrêt forcé. La France a cet énorme avantage de posséder des territoires à travers le monde dans les plus beaux endroits de la planète et ce « pile-poil » sur la route des Alizés. Alors lorsque la caisse de bord est vide et qu'il se retrouve obligé de travailler, le plaisancier voyageur au long court est heureux de pouvoir travailler sur une terre française. « Nous sommes partis pour faire le tour du monde, mais finalement nous avons juste changé de département… » Oui cette phrase est une réalité pour beaucoup de plaisanciers qui malheureusement n’ont pas eu la chance de lire le The French Sailor Magazine…
Lors de vos escales, adoptez une bonne attitude vis à vis de la population locale.
Les solutions Afin d’inverser la tendance et que les plaisanciers soient de nouveau les bienvenus il va falloir probablement un peu de temps. La solution réside en un peu de bon sens et encore une fois de l’adaptabilité. Certaines des zones subissent des pressions plus que d’autres : les Antilles et la Polynésie française commencent à saturer tant il y a de bateaux.
Les solutions adoptées pour réguler le flot passe souvent par votre porte-monnaie. On doit payer pour une bouée, et pire que de payer il y a la liberté de résider dans un lieu : en Polynésie un projet est actuellement en test pour limiter le temps de séjour des voiliers sur le mouillage à juste quelques jours. Projet complexe à faire respecter car notre activité est dépendante de la météo. Il impossible de rejeter à la mer un équipage notamment avec des enfants à bord quand la météo est mauvaise. Exiger le départ d’un voilier dans du mauvais temps pourrait être assimilé à la mise en danger d’autrui.
Afin de ne pas vous trouver dans cette situation de bateau tampon prenez soin de bien dimensionner votre caisse de bord pour toujours être en voyage et ne pas avoir à vous arrêter plusieurs mois pour remplir le compte en banque.
Lors de vos escales, adoptez une bonne attitude vis à vis de la population locale. Il existe des tonnes d’endroits où vous pourrez profiter de vos escales et jouir d’un accueil fantastique. L’attrait du soleil, des plages de sable blanc et des cocotiers est forte, mais il existe des lieux plus « frais » où vous serez en dehors des sentiers battus sans pour autant vous mettre en danger. Les souvenirs que vous pourrez vous créer seront parmi les plus beaux de votre vie.
Nous n’avons fait que nommer quelques exemples de ce qui pourrait vous poser problème durant votre voyage. Voyager en voilier est une aventure fantastique ; la définition même de l’aventure est qu’il existe un moment où nous devrons faire face à des événements que nous n’avons pas prévus. La préparation, la lucidité et l’adaptabilité seront vos alliés pour vivre au mieux votre propre aventure qui parfois est au final une aventure intérieure qui vous posera probablement problème une fois parti en voilier




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